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30 Juil

Les taux immobiliers sur les longues durées sont en hausse à Nîmes !

Les barèmes des banques sont en hausse sur les plus longues durées en juillet … Vous souhaitez acheter un bien immobilier à Nîmes ? Pouvez-vous encore le faire ? Faisons le point.

En juillet, les taux moyens affichés par les banques sur le marché sont de 0,95% sur 10 ans, 1,25% sur 15 ans, 1,30% sur 20 ans et 1,80% sur 25 ans, mais les courtiers observent une forte hausse des barèmes affichés par les banques sur 25 ans alors qu’ils baissent sur 20 ans.

« Cette dynamique permet aux banques d’attirer les meilleurs clients en capacité d’emprunter sur de plus courtes durées et avec un meilleur apport, explique Philippe Taboret, Directeur général adjoint de CAFPI. L’objectif étant de respecter au maximum les contraintes imposées par le Haut Conseil de Stabilité Financière. »

Alerte pour le marché immobilier, malgré un retour de l’activité à 100%
Chez CAFPI, le nombre de demandes de financement est revenu à 100% si l’on compare par rapport à l’activité en juin 2019. Le confinement ayant eu un effet catalyseur sur les projets immobiliers et le besoin de devenir propriétaire, notamment chez les primo-accédants, la part de ces derniers atteint 69% de la clientèle CAFPI.

Les plus fragiles en difficulté
Une bonne nouvelle, mais alors que les primo-accédants avec un statut de cadre et de gros apports peuvent emprunter, les profils les plus fragiles sont refusés à cause des critères excessivement sélectifs imposés aux banques et de l’étranglement du taux d’usure, et ce, malgré une solvabilité avérée de ces emprunteurs.

« Sans mesures correctives, nous pourrions rapidement déchanter après ces bons résultats de reprise à cause d’une forte baisse de la demande et une raréfaction de l’offre. Il convient une nouvelle fois d’avoir une bonne analyse des résultats, car cette réalité cache de grosses difficultés. Il faut absolument prendre des mesures correctives dès à présent afin de libérer l’accès au crédit et préparer un plan de relance, sans quoi la rentrée de septembre risquerait d’être difficile à vivre pour l’ensemble des acteurs du marché immobilier, de l’acheteur, au vendeur en passant par les professionnels du secteur et avoir de lourdes conséquences sur le marché de l’emploi et la santé économique du pays », conclut Philippe Taboret.

O.D. / Bazikpress © Adobe Stock

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